En cette année 1979, nous vivons de grands écarts musicaux : Rock, Punk, Disco et Chansons françaises s’entrechoquent avec d’une part, « London Calling » des Clash, « Highway to Hell » de AC/DC et « Breakfast in America » de Supertramp, d’autre part, « Qui est ce grand corbeau noir ? » de Guy Bayle, « Manureva » de Alain Le Govic et « Aline » de Daniel Bevilacqua et entre les deux, « Y.M.C.A. » de Village People, « Born to Be Alive » de Patrick Hernandez et « Knock on wood » de Amii Stewart.

Il y a 40 ans, le cinéma pleurait Jean Seberg et John Wayne, Jean Renoir et Paul Meurisse, le fabuleux contrebassiste Charlie Mingus et la grande artiste Sonia Delaunay nous quittaient. Les premiers soupirs de Norah Jones, Pete Doherty et Kaori Ito annonçaient de belles émotions quelques années plus tard.

Il y a 40 ans, les États-Unis et la Chine établissaient des relations diplomatiques, l’URSS et les Etats-Unis signaient le second accord sur la limitation des armes stratégiques, la Grèce signait le traité d’adhésion à la communauté européenne tandis que l’ancienne Perse et la Mésopotamie voyaient la révolution iranienne triompher et Saddam Hussein devenir Président de l’Irak.

Il y a 40 ans, nous étions 3 milliards d’humains de moins sur cette terre et la sonde spatiale américaine Voyager nous montrait pour la première fois les anneaux de Jupiter.

Il y a 40 ans, Sony lançait le Walkman qui, bien avant l’Ipod, allait révolutionner notre façon d’écouter de la musique et le jeu Trivial Pursuit voyait le jour.

Retour en 1979 avec les vins d’il y a 40 ans.

Le millésime 1979

A Bordeaux, l’été 1979 fut sec quoique assez frais, après une floraison tardive mais de bonne qualité. L’absence de soleil et de chaleur fut à l’origine d’une récolte certes abondante mais avec des raisins, principalement les cabernets, à la maturité imparfaite et donc de vins manquant de structure pour permettre une longue garde. Les grands vins du Médoc avec une proportion importante de Merlot, les Graves et les vins de Pomerol et Saint-Emilion ont mieux réussi à tirer leur épingle du jeu. 1979 est un petit millésime pour les liquoreux du Sauternais.

En Bourgogne, un hiver froid et humide et un printemps pas moins favorable ont conduit à une floraison tardive. La Côte de Nuits a malheureusement souffert de la grêle en juillet alors que le vignoble de la Côte de Beaune a pu y échapper. On retiendra donc plutôt les vins de la Côte de Beaune et surtout les blancs, de Corton et Beaune jusqu’à Santenay, les chardonnays ayant mieux résisté que les pinots noirs.

La vallée du Rhône a produit d’excellents vins d’Hermitage et dans une moindre mesure de Côte-Rôtie en cette année 1979 alors que Châteauneuf-du-Pape connut une récolte abondante avec, pour les meilleurs domaines, des vins de très bonne garde.

En Champagne, comme ailleurs dans les vignobles septentrionaux, le climat fut froid et humide mais avec un temps estival assez sec et ensoleillé pour parvenir à une bonne maturité des raisins et plus particulièrement des chardonnays. 1979 est un bon millésime en Champagne.

En Alsace, 1979 est un beau millésime grâce à un bel été jusqu’en septembre qui a permis une parfaite maturation des raisins, une bonne richesse en sucre et une acidité contrôlée. Des vins d’Alsace harmonieux, et les grands rieslings et gewurztraminers en vendanges tardives et sélections de grains nobles offrent encore de belles sensations.

L’Italie a connu un beau millésime dans le Piémont et la Toscane, malheureusement gâché par de fortes pluies en octobre pendant les vendanges. Quelques beaux barolos méritent encore d’être dégustés. Peu de réussites ailleurs, que ce soit en Espagne ou dans le nouveau monde.

1979 est un millésime honnête et 40 ans après, nombre de vins de Champagne, du Libournais à Bordeaux, de la vallée du Rhône et d’Alsace peuvent encore être dégustés avec beaucoup de plaisir. Si vous souhaitez offrir un vin de 1979 en cadeau, retrouvez la sélection des vins de 1979 de La Bouteille Dorée.